44% des hommes trouvent au moins une partie de leur corps trop poilue. Comment vivent ils leur pilosité ? Une étude auprès de 200 hommes, menée par l’Institut Quali Quanti analyse de leurs ressentis et les solutions qu’ils mettent en œuvre.

Globalement, la pilosité est valorisée par les hommes, qui se souviennent de l’impatience qu’ils manifestaient, enfants, pour enfin avoir les « poils » qui marqueraient leur passage de garçon à homme. La pilosité reste, même à l’âge adulte, signe de virilité, tant qu’elle reste dans des proportions raisonnables : « C’est un signe distinctif du sexe masculin. Ma pilosité n’est ni plus ni moins qu’un signe de virilité, cela n’a donc jamais été un problème car je ne parais ni efféminé ni « King Kong » », déclare l’un des participants à l’enquête.
Une pilosité abondante peut complexer…
Le rasage est considéré comme un rituel incontournable au moins un jour sur deux pour la moitié des hommes ; non pas qu’ils trouvent la barbe inesthétique, mais se raser de près est une manière de prendre soin de soi : « Je suis concerné par la peau du visage parce que c’est plus ou moins ma carte de visite vis a vis des autres. C’est très important qu’il soit net et bien rasé. »
Ce sont en premier lieu les parties du visage (le nez, les sourcils, les oreilles) qui sont jugées excessivement poilues ; le reste du corps l’est beaucoup moins. Par contre, les hommes qui transpirent beaucoup se plaignent de leurs poils qu’ils jugent peu sains (développement des bactéries et des mauvaises odeurs).
Même si cette pilosité abondante peut complexer certains hommes, seuls 20% seraient prêts à recourir à l’épilation : « Je trouve ma pilosité affreuse, lorsque la transpiration s’y colle, c’est une catastrophe. J’ai du mal à me déshabiller pour me baigner car que je trouve que ça fait un peu « ours ». En revanche, j’évite fortement l’épilation sous n’importe quelle forme que se soit, en effet je crains la douleur et les effets sur la repousse. » Tout au plus sont-ils prêts à se couper les poils du nez ou des oreilles avec une petite paire de ciseaux à ongles.
… mais certains hommes se plaignent aussi du manque de poils, qu’ils considèrent comme un manque de virilité

 

Certains hommes trouvent qu’ils ne sont pas assez poilus, notamment du torse, ce qui les complexe : « Adolescent, je ne me trouvais déjà pas assez poilu du torse (déjà à l’époque pensais-je que le poil était un signe important voire primordial de virilité). Ma femme déplore que je n’ai pas de poils sur le torse, y a t-il une méthode pour en avoir ? »
Problème plus répandu, la perte des poils passés un certain âge, et notamment l’apparition de la calvitie, complexe également beaucoup les hommes : ils la considèrent comme un signe de vieillissement disgracieux et une perte de virilité. Ce n’est pas l’avis des femmes qui sont plutôt indifférentes à la calvitie, voire pensent qu’elle peut contribuer au charme des hommes qui la portent bien. Les complexes par rapport à la calvitie sont donc moins liés à la crainte du regard de l’autre et de la perte de son pouvoir de séduction qu’à une auto-dévalorisation.
Pour combattre la pilosité, un tiers des hommes se coupe les cheveux très courts, voire se les rase. C’est la solution la plus simple et la plus efficace et, disent-ils, vont très bien à certains hommes, comme Fabien Barthez ! Mais ils sont près de 50% à essayer, au moins occasionnellement, des lotions fortifiantes ou des shampoings adaptés, malgré des résultats peu convaincants. Les implants ne sont utilisés qu’en dernier recours : même s’il s’agit sans conteste de la solution la plus efficace, il s’agit d’une véritable opération, avec un coût souvent prohibitif.
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